Les effets pervers de la loi De ROBIEN

Face à un déficit patent de logements locatifs, les pouvoirs publics ont utilisé des outils fiscaux successifs pour favoriser l’investissement privé. Le dernier en date, la loi De Robien, a constitué une aubaine pour les promoteurs, qui, en surcotant leurs produits, ont neutralisé le réel intérêt financier pour les investisseurs particuliers , perdant sur le prix d’achat ce qu’il gagnait sur le plan fiscal.

Ces promoteurs ont inondé le marché de produits similaires, ciblés moyenne gamme, sans aucune concertation en eux ( concurrence oblige). Dans les deux dernières années on a vu alors venir la catastrophe: en additionnant les logements en projet, il aurait fallu pour les remplir augmenter de 10 à 15 % la population d’une ville comme Sarlat, dont la population stagne depuis des décennies.

La mévente ou l’absence de locataire a stoppé net les investissements au moment même où la crise financière a éclaté, jetant dans le marasme le secteur du bâtiment.

Le choix d’incitations fiscales pour régler le problème du logement s’avère inadapté: aucun investissement  dirigé vers les logements à loyers modérés, ségrégation sociale par la construction d’ensembles destinés exclusivement aux classes moyennes, aucune vision globale de l’aménagement du territoire, redondance de programmes. Les mêmes sommes ( impôt réellement perçu) auraient permis de réaliser un ambitieux programme de rénovation urbaine, prenant en compte transports publics, mixité sociale et développement durable.

François COQ



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